Revue JDS

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Titre : Quine et l’effondrement de l’épistémologie classique

Auteur.e.s : Koffi Zahouo Alain, Koffi KOUASSI.

Résumé : Les progrès accomplis par Hume et Kant, c’est d’avoir montré que l’induction n’a pas de fondement logique et la seule justification possible de l’induction consistait à adopter un principe a priori, lui-même injustifiable, comme le principe de causalité ou d’uniformité de la nature. Or, un évènement majeur qui marque la société scientifique d’alors, était celui de la théorie de la relativité générale et restreinte d’Albert Einstein, où les doctrines absolues du temps et de l’espace s’ébranlent et la connaissance scientifique devient une pratique d’appropriation de la réalité qui est elle-même le résultat d’une activité humaine. Quine assimile cette activité humaine au fait que l’épistémologie dans sa nouvelle version a « le droit de recourir librement à la psychologie empirique ». Dans la nouvelle épistémologie, dite « naturalisée », c’est la science de la nature qui contient l’épistémologie comme un chapitre de la psychologie. L’effondrement de l’épistémologie classique, initié par Quine (1951), a ouvert la voie à une nouvelle approche de la connaissance, prenant en compte l’activité humaine et la psychologie empirique. Nous examinerons ici, les implications de cette approche pour la compréhension de la connaissance, en particulier en ce qui concerne le recours à la psychologie empirique. Mots clés : épistémologie naturalisée-langage-vérité scientifique-théorie de la connaissance

Numéro 1