Revue JDS

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Titre : La vérité chez Claude Bernard : du dualisme qualitatif à l’unité quantitative

Auteur.e.s : Kouacou Firmin Luc KOFFI, .

Résumé : La science expérimentale de Claude Bernard se situe dans un contexte intellectuel et culturel marqué par la recherche d’une connaissance objective et universelle reposant sur les faits observables, mesurables et vérifiables. Visant particulièrement à faire de la médecine une science exacte à l’image des sciences physico-chimiques, elle s’inscrit dans la logique révolutionnaire de passer du dualisme qualitatif au monisme quantitatif. Pour ce faire, Claude Bernard se sert du modèle des sciences physico-chimiques déjà conquérantes par leur objet d’étude et leur méthode d’approche. Ainsi, face à la complexité du vivant rendant toute approche réductible difficile, Claude Bernard bâtit son projet scientifique sur la physiologie expérimentale. Cela lui permet de faire de la médecine et du vivant des données matérielles dont la connaissance est unique et quantitative. Toutefois, avec la science postmoderne, l’idéal d’un modèle de vérité unifiée s’effrite au profit d’une vérité plus ouverte et dynamique. Cela remet en question le principe moniste de Claude Bernard puisque désormais, la vérité n’est plus stable, universelle et prédictive. Elle est relative, complexe, dépendant des cadres théoriques et d’une pluralité de perspectives. Dès lors, la vérité scientifique réside-t-elle encore dans l’unité quantitative vu la dynamique de la science ? Cet article se propose, dans une méthode historico-analytique et critique, d’analyser la vérité chez Claude Bernard comme passage du dualisme qualitatif au monisme quantitatif afin d’en évaluer la portée et les insuffisances. Ce, à la lumière des critiques postmodernes mettant en avant la relativité, la complexité et la pluralité de la vérité scientifique, caractérisées par le qualitatif. Mots-clés : Dualisme qualitatif, modernité scientifique, monisme quantitatif, vérité, vivant.

Numéro 2