Titre : Mutation foncière et reconversion paysanne dans la sous-préfecture de Yamoussoukro
Auteur.e.s : Achille Roger TAPE, .
Résumé : L’espace rural de la sous-préfecture de Yamoussoukro est confronté à une régression des espaces cultivables aux profits des lotissements. Cet article vise à montrer les stratégies de reconversions paysannes faces aux mutations foncières dans la sous-préfecture de Yamoussoukro. Plusieurs démarches méthodologiques ont été utilisées. Il s’agit : de la technique cartographique basée sur les analyses de cartes topographiques et d’images satellites multidates. Ensuite, la recherche documentaire, enfin, l’enquête par questionnaire adressée aux chefs de ménage. 210 paysans, à l’aide de la méthode du choix raisonné enquêtés dans 7 localités. Les résultats ont montré que les principales mutations foncières observées sont constituées de morcellement des terres culturales (90 %) dans un rayon de 5 kilomètres des villages enquêtés. De 2015 à 2025 il y’a une augmentation de 10% de l’habitat dans la sous-préfecture de Yamoussoukro. L’occupation des champs par les concessions (18 %). Les effets de cette mutation sont l’insuffisance des terres cultivables aux environs des villages (85 %), la valeur locative des terres est passée de 100.000 FCFA à 150.000 FCFA pour la culture du manioc. La baisse des rendements de 70% des produits agricoles impact le niveau socioéconomique des paysans. Ensuite, 80% des chefs de ménages se sont reconvertis à d’autres activités génératrices de revenus. Enfin, 60 % des paysans enquêtés ont abandonné leurs champs. Mots clés : Mutation foncière, reconversion paysanne, Sous-préfecture de Yamoussoukro
Numéro 1